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Grossier récapitulatif, en gros, en vrac, de quelques uns des concerts les plus bruyants de fin 2006 - début 2007 - 2 mars 2007 - - Fred.K + Les Suprêmes Dindes + Le Barratin de la Joie ; Le Brise Glace, 8 février - UZE + Muddy Shoes - Le bistro des Tilleuls, 17 février - Kloyz + 7faults ; Le Brise Glace, mercredi 21 février - Stetson + Marylin Burns + Coda di Lupo + The Panther Party ; Les Locaux Larsen, 23 février - Les Rick Hardeurs + Wrensh + Metal Urbain ; Le Brise Glace, 24 février - Wrensh + NFO + ? + Inner Suffering ; Le Matin Bleu, 1er mars 2007 Le titre de ce papier vient d'un mot entendu le samedi 24 février 2007 au Brise Glace quand l'une des connaissances de l'auteur lui dit être venue là écouter du "tatapoum". L'auteur préfère expliquer ou on va croire qu'elle critique l'Underground Family, co-organisatrice de cette soirée alors que pas du tout. Faire jouer les Rick Harders (ska punk festif fleurtant avec le dub et Edith Piaf) sur la grande scène du Brise Glace, ça, c'était particulièrement chouette. Et l'auteur en profite pour préciser qu'elle est une fan des Rick Hardeurs, fan des premières heures, de l'époque où il avaient joué fin août 2005 en ouverture du Festival Caniculaire (signé Underground Family), chez eux dans les Bauges, alors qu'il faisait encore jour et devant une poignée de gosses ravis de ne pas être encore couchés. Ceci dit, voilà et c'est connu, le punk Hxc (comprendre punk "hardcore", particulièrement énervé brailleur) n'est en général guère une gâterie aux oreilles de l'auteur. Et c'est tout et ce n'est pas une critique à l'encontre de ceux qui organisent des concert punk hxc, c'est simplement l'expression d'un goût perso. Merde. Hier soir 1er mars au Matin Bleu... Oui, l'auteur a remi les pieds au Matin Bleu, salle qui lui fout systématiquement le bourdon tellement on y trouve des toiles d'araignées dans les coins, tellement qu'elle la verrait bien repeinte en blanc et lavée du sol au plafond... Bref, ce soir-là, Caro s'était un peu secouée en se disant qu'il fallait commencer à faire des efforts pour se sortir de son hibernation et allez voir des gens. A son arrivée, un groupe jouait du punk énervé. Au bout d'un moment, elle se dit bien que le trio lui rappelait quelque chose mais ce n'est qu'après leur set, pendant la pause, qu'elle apprit qu'il s'agissait des Wrensh, qu'elle était sensée avoir vu au Brise Glace le samedi précédent. Au Brise Glace le samedi précédent, elle avait passé la moitiée du set des dits Wrensh ailleurs, dans le couloir, aux toilettes... va savoir... et l'autre moitié au sommet et fond de la salle, son attention bien plus captivée par l'agitation du public que par ce qui se passait sur scène : une bonne dixaine de personnes pogotaient avec ferveur aux pieds des musiciens, le chanteur des Motocross slamait à n'en plus finir et cette débauche d'énergie chaotique était bien plus distrayante et cocasse et intriguante et mystérieuse que ce qui se passait sur scène. Le pogo, quand elle peut le regarder de loin, l'auteur trouve ça fascinant, fascinant parce qu'elle, personnellement, à contrario et à titre explicatif, a adopté et travaille la politique de la contention et canalisation et maîtrise raisonnée de la violence en toute circonstance et ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse et y a des gens qui aiment se prendre des coups???!? ? ? euh..... Légère stupeur d'incompréhension. Du pogo, il y en a eu au Bistro des Tilleuls pendant le concert des Rick Hardeurs en décembre dernier et pendant celui des Muddy Shoes (groupe rock grungy tout nouveau avec un batteur grungeos reconverti en bassiste) : (video pré-pogo) ...et là, elle a beaucoup moins apprécié. Trois, cinq ou dix personnes qui pogottent dans un bistro bondé, ça fout vite la merde et ça gâche un peu le plaisir de ceux qui préfère écouter et regarder pénards (entre autre, donc, ceux qui ont adopté la politique de la contention et canalisation et maîtrise raisonnée de la violence en toute circonstance, on appelle aussi ça "pacifisme") et qui là, doivent s'éloigner autant que possible - c'est à dire pas beaucoup, en faisant gaffe à ce qu'aucune bière ni personne ne leur tombe dessus, au point de ne plus pouvoir profiter de grand chose. Bref. Les Wrensh, hier soir, l'auteur a trouvé ça amusant. Elle est resté à regarder de loin mais elle reconnait qu'elle a trouvé ça compact et convaincu, elle a même trouvé la basse sympa et l'ambiance sur scène était plutôt détendue, voilà, c'était sympa à regarder. Certains préfèrent écouter Nostalgie, Abba, Ace of Base, David Guetta et pour ceux-là, la musique, ça doit être un bruit de fond discret sans vague ou du bon et joyeux rythme pour danser à proprement et communément parler et tout le reste leur est inaudible. Ceux-là, c'est sûr, un concert pareil, ça leur fait l'effet d'une visite chez le dentiste. Certain aiment le rose, d'autres trouvent ça immonde. Si je porte du rose, que je croise quelqu'un qui en a horreur, va-t-il me détester pour autant? Dans ce bas monde, en temps normal, oui, c'est comme ça que ça marche et si vous dites poliment à un métaleux que le hardcore, c'est un peu violent pour vous, ça le fera grincer des dents, aussi dur à cuire soit-il. Nous avons tous des choses à dire, les hardcoreux comme les autres, nous avons tous envie de nous faire entendre et les hardcoreux, avec leur énergie débordante, se laisent aller à hurler tant et si bien que ce qu'ils racontent en devient une bouillie incopréhensible mais tant que "ça envoit le pâté", pour eux, c'est le principal, tant qu'on ne passe pas pour des fillettes, tout va bien. Caro sent qu'elle va encore se faire plein d'amis, là. Après les Wrensh, il y eut NFO, du métal hxc et le bassiste a encore un cou après avoir passé tout un concert à l'entortiller comme ça? Et après, il y avait un groupe de Dijon et après, en final, les Inner Suffering qui, aux oreilles des plus extrêmistes, peuvent passer pour un groupe de métal pop alors qu'aux oreilles de Caro, non, pas du tout. Caro préfère le rock, juste rock ou blues rock ou folk mais du rock à guitares vintage, steel, slide et textes compréhensibles, voilà, c'est ça ce qu'elle préfère, et c'est pour ça qu'elle citera Fred.K comme son meilleur moment rock du début de l'année dans la grande salle du Brise Glace, en ouverture des Suprêmes Dindes qui, elles, faisaient dans un rock nettement punk, bien aussi puisque féministe humoristique, mais punk donc moins en accord avec les vibrations de l'auteur, mais bien aussi donc vu que les textes valent même d'être juste lu et que la chanteuse a une vraie jolie voix et se donne sur scène tout autant qu'une joueuse de tennis à Roland Garros ou presque autant qu'un Matthias de Dionysos. Et ce soir-là avait suivi le Baratin de la Joie, pour ce que l'auteur appèlera carréement du gros son façon Blues Brothers Hxc (rapport aux costumes de scènes). A citer donc, Fred K, sans oublier les annéciens UZE dont les 2/3, quand ils ne hurlent pas à tripes perdues dans DK Dance, font une sorte de folk grungeuse, décalée (influence DJ Torsenu and The Space Analog, non?) à engagée (influence Renaud), qui vaut nettement d'être soutenue : miaou! ...comme encore les Horace Project pour, là, un rock dont les influences vont de The Clash à... Casimir et son Gloubiboulga? (boogloo!) Et quoi d'autre? Ah oui! La soirée tatapoum aux Locaux Larsen à Chambéry le 23 février, soirée que l'auteur passa presque entièrement à faire les entrées, loin de la scène mais vu que les locaux sont une sorte de boucle bétonnée, le son tourne très bien, surtout la partie du son qui fait le plus mal aux oreilles et l'auteur de faire part, à l'occasion, de son étonnement quand elle appris que l'Underground Family et Minimal Chords n'ont jamais vraiment bien colaboré alors que leur programmation ont pas mal de choses en commun et que leur siège respectif ne sont situés qu'à environ 50 km de distance. Quand on fait venir un groupe de Marseille ou de Saint-Etienne dans la "Yaute", ce serait bien généreux de lui offrir deux concerts à 50 km et 24 heures d'écart pour le coup d'un seul gros déplacement, non? C'est ce qu'un esprit bêtement logique se dit: que les 2 asso collaborent, ce serait joli, pratique, efficace... mais non, la frontière Chambéry-Annecy existe bel et bien et résiste... Et les Panther Party, le seul groupe qu'elle ait vu jouer, c'était bien, ça avait de la gueule, ça rappelelait même un peu le style scénique des soft rock'n rolleurs suisses The Mondrians (la comparaison va sûrement en ravir plus d'un)... Et pour finir, les Metal Urbain, cet électro-punk, c'était bizarre et ça tapait fort et Caro devait être un peu fatiguée, elle a bien cru que ça allait la rendre malade alors elle s'est barré avant le 3ème titre et les jeunes métalleux du mercredi 21 février au Brise Glace, Caro les a vu et s'est tout juste si elle s'en souvient tellement ça lui a plu et elle est vraiment désolée d'être si partiale, c'est vraiment moche. Voilà, en gros et en désordre, un peu façon pogo. Et que ceux qui s'y retrouvent aillent écouter Varsovie et Nadj, Delavegas et For Heaven's Sake. |